La montre de Victor Hugo

La montre de Victor Hugo

À la mort de son grand-père, je reçois un cadeau de sa mère : « c’est un cadeau de Victor Hugo à ton arrière-grand-père. Ton grand- père te lègue cette montre. C’est le bien le plus précieux de la famille ». J’avais sept ans, j’aurais préféré un vélo. Ma mère a conservé la montre. À sa mort, je l’ai déposée dans un autre coffre-fort. 

Un demi-siècle plus tard, le 6 juin 2006, jour du diable, une salariée quitte mon entreprise où elle travaillait depuis 15 ans. Elle obtient d’un médecin généraliste un accident de travail. Après neuf mois d’interruption temporaire de travail, le médecin du travail la déclare inapte à tout poste avec danger d’immédiat. Je suis obligé de la licencier. Elle m’attaque aux prud’hommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. La condamnation s’avère faible, mon avocat me recommande de l’accepter, mais je découvre qu’il m’a caché des revendications de harcèlement moral. En état de choc, je consulte la Dr Marie France Hirigoyen à l’origine de la loi sur le harcèlement moral. Elle me conseille de porter plainte. 

Ma plainte pénale est enterrée. À la cour d’appel, l’avocat de la salariée discrédite la parole de Marie France Hirigoyen en insinuant qu’elle est devenue sénile. Le Code du travail prescrivant que le doute profite au salarié, la condamnation est aggravée et mon entreprise dépose son bilan. Je sombre dans une insuffisance respiratoire qui résiste à tous les traitements. Les médecins souhaitent me placer sous oxygène. Je décide de me rendre en Suisse afin de bénéficier d’un suicide assisté. La prestation coûte 10 000 $. Un ami refuse de m’aider et me propose de rencontrer une psychanalyste. Elle s’intéresse à la montre de Victor Hugo... 

Avis de l’éditeur : cette affaire est à la souffrance au travail ce que l’affaire d’Outreau a été à la pédophilie et l’affaire Grégory à l’infanticide. Elle montre l’incapacité des juges à détecter une manipulation par manque de formation, de temps et parfois d’envie. Les parlementaires mesureront la perversité des lois dictées par l’émotion. Les psychogénéalogistes apprécieront un bel hommage à leur science humaine

 

Michel Muller, né en 1952, est ingénieur de l'Ecole Centrale de Lille, titulaire d'un MBA de l'Ecole de management de Lyon, graphologue SFDG. Il a créé et dirigé plusieurs entreprises. 

Victime d'un grave escroquerie qu'il relate dans "La montre de Victor Hugo", il se consacre à la défense des victimes d'erreurs judiciaires fondées sur des manipulations perverses.

Président d'Audicrim, auditeur judiciaire il s'est intéressé à l'affaire Grégory et a publié "Grégory, la justice manipulée" en 2019. A ce titre, il a démontré l'innocence de Christine Villemin, de Murielle Bolle et de Bernard Laroche d'une quelconque implication dans le crime. 

Il a aussi écrit et publié l'ouvrage Covid-19 Mensonges et vérités en 2020.

  • livre de 351 pages en format A5

17,00 €Prix